Le drone intercepteur TUNGA-X de STM détruit un drone cible lors du premier exercice de systèmes sans pilote de la Marine turque

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Le drone intercepteur TUNGA-X de STM a frappé et détruit un drone cible lors de TURNAs-2026, premier exercice des Forces navales turques consacré aux systèmes sans pilote, a annoncé l’entreprise le dimanche 25 octobre 2026. Dans une publication sur X, STM indique que TUNGA-X a atteint la cible « ennemie » avec l’appui d’un guidage radar et optique.

L’engagement de TUNGA-X

Selon l’agence İhlas, le TUNGA-X intégré à un radar a effectué une frappe cinétique, sans charge explosive, sur un drone TALON servant de cible. Le tir a eu lieu dans le secteur de Beşadalar, au large d’Antalya, et a été retransmis aux observateurs sur écran. Ni STM ni la Marine n’ont précisé si TUNGA-X avait été commandé ou mis en service.

STM présente TUNGA-X comme un système destiné à protéger des sites sensibles et des unités contre les drones kamikazes à bas coût. Les données de l’industriel reprises par Savunma Sanayi font état d’une vitesse pouvant atteindre 300 km/h, d’un rayon d’action de 25 km, d’un décollage vertical sans lanceur et d’un emploi de jour comme de nuit, la poursuite étant guidée par des radars de détection de drones. Ces chiffres sont ceux du constructeur et n’ont pas été vérifiés de manière indépendante. Aucun prix unitaire n’a été publié.

Le déroulement de TURNAs-2026

L’exercice s’est tenu du 19 au 27 octobre dans le golfe d’Antalya et en Méditerranée orientale. La journée des observateurs de marque, le 25 octobre au large de la plage de Sarısu, a mobilisé 18 navires, 11 aéronefs et 1 300 militaires ; 41 systèmes de 17 entreprises y ont participé, selon l’agence Anadolu. Le commandant de la Marine, l’amiral Ercüment Tatlıoğlu, et le vice-ministre de la Défense Bilal Durdalı y assistaient.

Le programme comprenait des largages de bouées acoustiques depuis des drones TB3 et AKSUNGUR, le tir d’un drone kamikaze ŞİMŞEK-K depuis un ANKA-S, l’attaque du drone de surface piégé PİRANA et des tirs du système rapproché TOLGA de 20 mm du TCG Beykoz contre des cibles de type drone FPV et embarcation kamikaze. Un essaim de KARGU a mené une attaque simulée et un drone à décollage vertical KALKAN a opéré depuis le TCG Giresun.

Pour l’amiral Tatlıoğlu, les conflits actuels montrent que des systèmes sans pilote peu coûteux et rapides à développer peuvent avoir des effets militaires importants. Il a indiqué que le porte-avions national, qui doit prendre la mer l’an prochain, embarquera des drones ainsi que des engins de surface et sous-marins sans équipage.

Une portée au-delà de la Turquie

Les drones d’attaque à bas coût sont devenus une menace courante dans plusieurs conflits suivis par MENA Defence, du Soudan aux attaques houthies contre l’Arabie saoudite. Les armées étudient les drones intercepteurs comme complément moins coûteux aux missiles sol-air, comme lors de l’évaluation de systèmes anti-drones à Tan-Tan, au Maroc. La Turquie vient aussi de faire état d’un essai de changement de cible en vol du SİPER Ürün-2. Le drone KALKAN a déjà été testé par le groupe naval déployé au large de la Somalie. Pour les équipements turcs déjà en service en Afrique, voir notre panorama des systèmes turcs dans les armées africaines.

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Amadou Diallo Auteur/autrice All articles

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